Les fondements de l'approche

Ce que nous sommes :

  • La science nous a apporté de nombreuses informations et principes sur ce dont sommes composés.

    ((Anatomie, Biochimie, Biomécanique, Mécanique des fluides, Homéostasie, Conduction électrique, Génétique, Composition chimique, Composition atomique, Physique quantique, ...)

  • Les sciences humaines nous ont apporté une ouverture sur ce que nous sommes.

    (Ethique, Philosophies, Comportementalisme, Communications, Mécanismes d'apprentissage, Dialectique, ...)

  • Les créations, les arts nous ouvrent une porte vers une dimension plus large, un accès au subtil qui touche sans passer par la compréhension.

  • La dimension spirituelle devient alors accessible à notre appréhension. Le libre arbitre nous permet d'en faire fi ou d'y vouer sa vie. On aborde cette fois notre dimension de croyances qui ne sont pas objectivables.

  • Les expériences individuelles nous construisent, elle forgent notre appréhension de ce qui est réel ou non.

    Par l'intermédiaire de nos sens (connus et inconnus) nous interagissons, communiquons avec ce qui détermine notre réalité (consciente ou non).

Concepts :

  • En s'appuyant sur l'ensemble de ces approches disponibles, un concept émerge.

    Les récentes découvertes scientifiques montrent la continuité des lois entre le monde des particules et celui des amas de molécules. Ceci nous indique que les lois de la physique subatomique s'applique aussi à nous.

    Les expériences de Yves Couder (Département de Physique de l'Ecole Normale Supérieure) mettent en évidence que des gouttes de silicium liquide organisées par une onde se comportent comme des particules.

    Dans ce cas, nous devons admettre que nous ne sommes pas qu'un amas de molécules organisées, mais que nous sommes aussi et essentiellement caractérisés par des informations.

    Ces informations existent sous forme d'ondes qui déterminent l'organisation que nous connaissons.

  • En partant de cette conception, il devient nécessaire d'utiliser un mode "musical" de combinaisons d'ondes, d'accords, consonances et dissonances pour communiquer. Communiquer se résume à avoir accès à des informations et en transmettre d'autres. En effet, il n'est plus possible d'envisager une connaissance formalisable, il est en revanche nécessaire de considérer un océan d'informations dont certaines émergent et peuvent s'échanger entre le sujet et le praticien.

  • Le rôle du thérapeute se limite alors a écouter (percevoir, ressentir) et émettre d'autres possibilités. Il est possible de placer cette écoute dans une fréquence de perception. Par exemple, être vigilant sur la mobilité d'une cheville et ouvrir les sens afin d'avoir accès à l'information pertinente qui permettra de lever la restriction de mobilité.

  • Avec cette approche, toute zone du corps peut devenir un lieu d'écoute pertinent pour communiquer avec l'ensemble de ce que nous sommes. La qualité d'échange d'informations détermine les modifications éventuelles. En aucun cas, le praticien ne peut "forcer" pour avoir un résultat souhaité, car dans ce cas il ne s'agit plus d'informations émergentes qui permettent d’appréhender la problématique, mais d'une contrainte. Cette approche par contrainte est efficace tant que la contrainte est présente car le corps s'adapte. Parfois, cette information suffit à ré-informer correctement le corps, mais il est fréquent une fois la contrainte levée de voir réapparaître le symptôme.

 

La remise en mouvement :

On pourrait dire que l'échange d'information suffit quel que soit le support (verbal, tactile, ...) a lever ce qui est considéré comme une problématique. Les qualités d'écoutes et de discernement (intuition) permettent alors de "réexprimer" cette information pour permettre au sujet de remettre en mouvement la zone d'ombre qui ne résonnait plus.